jeudi 28 mai 2009

Se regarder le nombril

Allez hop, un billet sur moi, moi et remoi, j'en ai besoin.
Un grand vrac de choses à dire aussi...

Tout d'abord, j'ai hésité à en parler avant, mais après tout... c'est mon blog ;) Donc, en plus de deux trois petites choses, je crois que je souffre de procrastination.
Un peu tout le monde me direz-vous.
Mais chez moi, c'est presque pathologique. Et de pire en pire.
Non... je ferai ça ce soir, j'ai le temps...
C'est vraiment, vraiment gênant.
Non... demain... je suis fatiguée...
Et c'est dur d'être pris au sérieux.
Non... ce soir, allez, il me reste quelques heures...
Je vois autour de moi des gens travailler, travailler, construire, et pendant ce temps, je traîne. J'ai vraiment un don pour ça. Du coup, je me sens encore plus misérable. Tout ce que je pourrais faire si je m'y mettais sérieusement... Parce que je travaille vite, en plus. Heureusement...
Le fait de ne pas avoir d'obligations précises, pas de deadlines régulières, est vraiment un problème. Je ne demande qu'à faire toutes ces choses qui traînent, seulement sur le moment, ça me paraît insurmontable. Je repousse. Je me trouve des excuses.
Depuis quelques temps j'essaie, si je ne fais pas ce que je dois faire, de faire autre chose qui soit constructif à la place. Je traîne moins...

Sur le plan de l'écriture, ça va faire une semaine que -> Podmo ! et ceci chaque matin. Je ponds une ou deux pages, sans me relire (incroyable !) et hop, commence ma journée. Me voilà qui applique enfin le nulla dies sine linea, certes depuis peu de temps, mais c'est déjà une victoire (j'ai même bidouillé un petit programme pour continuer ça en cas de panne du net, pour vous dire...).
Ceci dit j'ai totalement laissé tombé mon étude de kanji...

Puisque j'en suis à raconter ma vie, une petite réflexion... Il est clair que tout ça vient d'un manque de confiance. Généralement, une fois que je mets à la tâche redoutée/repoussée, j'en viens à bout facilement et sans la trouver si affreuse.
Prenons ce Croi Crapaud. Dans la seconde partie, celle que vous n'avez pas lue, se trouve une description à l'heure actuelle complètement tordue, qui me pose vraiment problème. Le pire, c'est que j'avais réussi à la rendre fluide, et que mon ordinateur (avec tout l'amour que j'ai pour lui : rah, sale traître !) a tout avalé. Me voilà à recommencer quelque chose que je trouve assez pénible, sachant que deux ou trois personnes attendent cette suite : l'une des pires configurations envisageables pour moi. Résultat, ça traîne.
Et pourtant, j'ai hâte de poster cette seconde partie, et de me lancer dans un autre conte, continuer ce qui dans ma tête ressemble à un projet plus mature que les précédents, tisser un petit monde étrange peuplé de créatures toujours un peu extrêmes et dans lequel rien ne se finit tout à fait bien (ma revanche sur l'aseptisation des contes de fées, que je trouve malheureuse... blabla avis personnel). Et pour cela, je dois faire plier ces phrases qui me bloquent.

Hé bien, moussaillons, elles plieront, et je me vaincrai moi-même !

3 grimbouillages:

francois amoretti a dit…

Rajoute une personne de plus pour ceux qui attendent la suite!(attention: clavier qwerty japonais, pas d'accents)

Puis-je te rassurer?
J'ai toujours ete comme ca, a reporter plus tard. Tu le dis toi meme, c'est une questionde deadline. Il ne suffit pas de creer, il faut aussi permettre a un projet d'avir un but. Une nouvelle, par exemple, si une fois ecrite s'empile dans un coin a peu de chance de se voir finir. C'est comme apres un accouchement, il faut s'occuper de son enfant avec responsabilite(et amour!).
Enfin... peut etre...(en ce qui concerne la creation, pas l'enfant)

Et si tu faisais un recueil de tes histoires? Meme si tu n'as pas la pretention d'editer, envoie-le nous. Par exemple.

Ou considere ton blog comme une entite terrible qui te demande de terminer chaque texte a telle date...(un peu nul nul la, pardon...)

Tu vois ce que je veux dire?

Tu veux que je te fasse travailler? Veux tu une deadline? Veux tu te lancer sur un nouveau texte avec une obligation de temps?

L. a dit…

ça fait plus d'une semaine que je me dis que je dois laisser un com' ici, mais à chaque fois, je me dis "bon, j'le f'rais demain". Sans doute que le sujet a fait remonter des choses !

Hélas, plus le temps passe, moins on peut se permettre le douloureux bonheur de la procrastination. Car c'est bien beau quand on a la vie devant soi. Mais quand on est déjà à mi-parcours, ça met un chouïa de pression (même s'il y en a que ça n'inquiète pas plus que ça et qui procrastinent en professionnels, n'est-ce pas Corto ? !)...

Aujourd'hui, je ne procrastine plus que ce qui m'effraie (révisions, travail...) et/ou ce qui m'ennuie (révisions, travail...).

Sinon ça a l'air sympa, ce Podmo ! Mais alors oui, il faut avoir la vie devant soi...
Je veux la vie devant moi ! Tu vendrais pas la tienne, des fois ?

Si la réponse est non, il n'y aura qu'un seul moyen de te faire pardonner : PUBLIER LA SUITE DE TES DEBUTS !

Grim a dit…

Hé bien, je peux écrire :
Voilà !
À vrai dire je n'ose pas vraiment ajouter quelque chose, merci pour ces messages (avec du retard... forcément...), merci de me secouer un peu, j'en ai besoin ! Merci merci !